Zoo Club de Barry : la sécurité routière au centre des discussions sur le futur permis
Le renouvellement du permis d'environnement du Zoo Club de Barry a été évoqué lors du dernier conseil communal de Tournai. Paul-Olivier Delannois (PS) appelle la majorité à imposer des horaires de fermeture plus stricts à la discothèque, notamment pour des raisons de sécurité routière.
L'avenir du Zoo Club de Barry reste en suspens. Alors que le patron de la discothèque espère obtenir un nouveau permis d'environnement pour une durée de 20 ans, le collège communal de Tournai n'a pas encore arrêté sa position.
Interrogée par Paul-Olivier Delannois (PS) lors du conseil communal, la bourgmestre Marie Christine Marghem (MR) a confirmé que la demande était toujours en cours d'instruction. "Le collège ne s'est pas encore positionné sur les conditions qui vont être élaborées dans le cadre de l'instruction de ce permis. Nous prendrons position quand le permis sera arrivé à maturité", a-t-elle précisé.
Des riverains entendus et des problèmes de sécurité
Le dossier fait déjà parler de lui depuis plusieurs mois. En février dernier, des riverains avaient dénoncé les nuisances liées à l'établissement : tapage nocturne, stationnements problématiques, bagarres et accidents. Plusieurs rencontres ont depuis été organisées avec la bourgmestre, notamment en présence de représentants de la police et du Service public de Wallonie, afin d'examiner les solutions possibles.
En septembre, la discothèque avait également été sommée de se mettre en conformité après une inspection de la prévention incendie. Un arrêté avait été pris pour imposer la régularisation de plusieurs manquements, sous peine de fermeture.
Marie Christine Marghem a indiqué que la majorité des remarques avaient rapidement été rencontrées, mais que certains éléments restaient à régulariser au moment de la procédure.
"Je ne vous dis pas qu'il ne faut pas le donner"
Pour Paul-Olivier Delannois, le renouvellement de ce permis dépasse les seules questions administratives. L'ancien bourgmestre estime que la Ville doit aussi tenir compte des conséquences potentielles de l'activité nocturne sur la sécurité routière. "Derrière ce dossier administratif, il y a un fond politique. C'est une vision de la société de savoir si oui ou non on peut donner ce genre de permis à de tels établissements", a-t-il déclaré.
Le conseiller socialiste a notamment rappelé plusieurs accidents mortels survenus par le passé à la sortie de discothèques. Il demande au collège d'envoyer un signal clair en matière d'horaires d'exploitation. "Je ne vous dis pas qu'il ne faut pas le donner, je vous dis qu'il faut le donner avec des heures de fermeture. Et les heures de fermeture, je les place, moi, sur les heures de fermeture des bistrots, à 4 heures du matin."
Selon lui, une fermeture plus précoce permettrait notamment de limiter les risques de croisement, sur les routes, entre les clients quittant les établissements de nuit et les premiers automobilistes du matin.
Des conditions d'exploitation encore à définir
Face à cette demande, Marie Christine Marghem a rappelé que le collège n'avait pas encore arrêté sa position et qu'il était prématuré de préjuger des futures conditions d'exploitation. La bourgmestre assure connaître les préoccupations de Paul-Olivier Delannois concernant la sécurité routière, mais souhaite attendre la fin de l'instruction du dossier avant de se prononcer.
R.R.