Pont Belle-Vue : le Gouvernement wallon appelé à revoir le dossier
La commission qui s’est rassemblée le 13 octobre dernier vient de remettre ses conclusions.
Le dossier du pont Belle-Vue à Ville-Pommeroeul revient sur la table du Gouvernement wallon. À la suite de l'audition des représentantes des pétitionnaires, le 13 octobre dernier, la commission parlementaire de l'Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux demande de nouvelles analyses, notamment sur les conséquences de la disparition de cette liaison pour les habitants et les services de secours.
Parmi les recommandations formulées : garantir le maintien en service, dans des conditions optimales de sécurité, des infrastructures existantes indispensables à la desserte des quartiers concernés. La commission pointe notamment le pont qui enjambe l'autoroute E42, dont une éventuelle indisponibilité pourrait entraîner l'isolement de certains riverains.
Elle demande également au Gouvernement de poursuivre les consultations avec les autorités communales de Bernissart et des communes voisines, les services de secours, la police et les représentants des habitants. Objectif : identifier les difficultés concrètes rencontrées sur le terrain et rechercher des réponses adaptées aux besoins locaux.
La question de la mobilité devra aussi faire l'objet d'analyses complémentaires. Les parlementaires souhaitent que soient prises en compte les différentes possibilités de déplacement, les itinéraires alternatifs, les distances supplémentaires imposées aux usagers et leurs conséquences sur l'accès aux commerces, aux écoles et aux services de santé. L'accessibilité des services de secours devra, elle, bénéficier d'une attention prioritaire afin de garantir des délais d'intervention compatibles avec les impératifs de sécurité.
Ces recommandations font suite à l'audition, le 13 octobre, de trois représentantes des pétitionnaires : Caroline De Duve, Véronique Locoche et le docteur Ornella Accaputo. Elles étaient venues défendre la reconstruction du pont Belle-Vue, démoli en 2019, avec une pétition forte de 1.602 signatures, dont au moins 1.000 vérifiées par le Registre national.
Depuis la disparition de cet ouvrage, les habitants de Ville-Pommeroeul et de Bernissart doivent composer avec des détours de plusieurs kilomètres. Les pétitionnaires avaient notamment insisté sur les difficultés d'accès pour les riverains, mais aussi sur les risques liés à l'intervention des pompiers et des ambulances.
Le ministre François Desquesnes avait alors annoncé qu'il demanderait à son administration de réexaminer le dossier en profondeur. Les conclusions de la commission s'inscrivent dans cette démarche. Elles ne constituent toutefois pas un feu vert à la reconstruction du pont. La demande des citoyens reste donc sans réponse définitive, même si leurs préoccupations sont désormais officiellement prises en compte dans les recommandations adressées au Gouvernement wallon.
C.F.