Fermeture de Mydibel à Mouscron : les syndicats vont interpeller le ministre Jeholet au Parlement wallon

Fermeture de Mydibel à Mouscron : les syndicats vont interpeller le ministre Jeholet au Parlement wallon

Mouscron
Fermeture de Mydibel à Mouscron : les syndicats vont interpeller le ministre Jeholet au Parlement wallon

Ils réclament une intervention politique pour tenter de sauver les 392 emplois menacés par la fermeture annoncée de l'entreprise mouscronnoise.

Le dossier Mydibel connaît un nouveau développement ce mardi. Une délégation syndicale de la CSC et de la FGTB doit se rendre au Parlement wallon afin d'interpeller le ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Jeholet.

Les représentants des travailleurs dénoncent son absence de réaction depuis l'annonce, en septembre dernier, de l'intention du groupe américain Simplot de fermer l'entreprise de transformation de pommes de terre installée à Mouscron.

"Si le ministre ne souhaite pas aller à la rencontre des travailleurs, alors nous irons à sa rencontre", expliquent les organisations syndicales dans un communiqué commun.

Des explications jugées insuffisantes

Depuis l'annonce de la fermeture envisagée, plusieurs réunions de concertation ont eu lieu entre la direction et les représentants du personnel. Mais les syndicats estiment ne toujours pas avoir obtenu d'explications satisfaisantes sur les raisons de cette décision.

Ils dénoncent un manque de transparence et affirment que certaines informations communiquées par la direction ne correspondent pas à la réalité du terrain.

Les organisations syndicales vont plus loin en exprimant leurs soupçons sur les intentions initiales du groupe Simplot. Elles disent avoir le sentiment que le groupe aurait racheté Mydibel avec l'intention de fermer l'entreprise peu de temps après. Une accusation qui relève, à ce stade, de leur appréciation.

Les syndicats réclament l'examen d'alternatives

Pour les représentants des travailleurs, la fermeture ne doit pas être considérée comme une fatalité. Plusieurs pistes ont été évoquées lors des discussions : une revente à un concurrent, une spécialisation dans d'autres activités ou encore la recherche de nouveaux débouchés.

Les syndicats regrettent qu'aucune de ces solutions ne semble avoir été sérieusement étudiée pour préserver les 392 emplois.

Ils estiment également que les pouvoirs publics doivent jouer un rôle plus actif, particulièrement lorsque des entreprises ont bénéficié de subsides publics.

Au-delà du cas de Mydibel, la CSC et la FGTB dénoncent l'inaction des gouvernements face à la désindustrialisation et au coût de l'énergie, qui pèse sur les entreprises.

Les organisations syndicales attendent désormais une réaction du ministre Jeholet et des engagements concrets pour examiner les possibilités de maintien de l'activité à Mouscron.


J.C.