Pas de «Noël de Pinocchio» à la Cathédrale de Tournai : l'Évêché explique sa position sur les spectacles dans les églises

Pas de «Noël de Pinocchio» à la Cathédrale de Tournai : l'Évêché explique sa position sur les spectacles dans les églises

Tournai

L'Évêché défend la vocation spirituelle des lieux de culte et rappelle que certaines églises peuvent néanmoins accueillir des événements culturels.

La polémique autour du spectacle "Le Noël de Pinocchio", imaginé par Luc Petit et Michel Teheux, continue de faire réagir à Tournai.

Face aux réactions, le diocèse a souhaité apporter des précisions sur sa position et, plus largement, sur l'organisation d'activités culturelles dans les lieux de culte.

Préserver le caractère sacré des églises

Pour l'Évêché, les églises ne doivent pas être considérées comme de simples salles de spectacle. Elles restent avant tout des lieux de spiritualité et de recueillement.

Le diocèse ne ferme toutefois pas la porte aux manifestations culturelles. Concerts, conférences, débats ou spectacles peuvent y trouver leur place, à condition de respecter la vocation religieuse du bâtiment.

Mgr Frédéric Rossignol souhaite notamment éviter toute confusion entre le message de l'Évangile et d'autres influences culturelles ou spirituelles. Selon le communiqué, les demandes sont examinées en concertation avec les responsables religieux concernés.

L'Évêché insiste également sur un point : refuser l'organisation d'un spectacle dans une église ne constitue pas un jugement sur sa qualité artistique. La décision porte uniquement sur l'adéquation entre l'événement proposé et le lieu qui doit l'accueillir.

L'église Saint-Nicolas proposée comme alternative

Le diocèse affirme par ailleurs qu'une solution avait été évoquée pour permettre la tenue du spectacle à Tournai.

L'église Saint-Nicolas, qui n'accueille plus d'offices religieux mais sert régulièrement de cadre à des manifestations culturelles, aurait ainsi été suggérée pour "Le Noël de Pinocchio".

Selon l'Évêché, cette possibilité ne semble toutefois pas avoir été explorée par les organisateurs. La fabrique d'église concernée n'aurait pas été contactée à ce sujet.

Un appel au dialogue

À travers cette prise de position, le diocèse souhaite replacer le débat dans un cadre plus large que celui du seul spectacle de Luc Petit et Michel Teheux.

Il rappelle que les décisions relatives à l'utilisation des églises impliquent plusieurs responsables, notamment les fabriques d'église, les doyens et les curés.

Tout en défendant le caractère sacré des lieux de culte, Mgr Frédéric Rossignol affirme vouloir privilégier le dialogue avec les organisateurs d'activités culturelles.


J.C.


ST