L’opposition questionne le collège sur les suites de «l’affaire de la buvette» du Brunehall

L’opposition questionne le collège sur les suites de «l’affaire de la buvette» du Brunehall

Brunehaut
L’opposition questionne le collège sur les suites de «l’affaire de la buvette» du Brunehall

L’échevin des sports assure qu’aucune conséquence financière ni sportive ne sont à craindre, et que les clubs se disent très satisfaits de la nouvelle organisation.

La conseillère communale et cheffe de groupe Ensemble pour Brunehaut, Nadya Hilali, a fait inscrire à l'ordre du jour du dernier conseil communal un point complémentaire concernant les suites la réattribution de la gestion de la cafétéria du Brunehall. Pour rappel, la décision annoncée au mois d'août dernier de confier cette gestion à un indépendant avait créé des tensions avec le club de basketball qui en assurait le fonctionnement depuis plus de dix ans. Les responsables du club ont finalement annoncé la délocalisation de leurs compétitions dans les installations de Rumes et de Péronnes.

"Personne ne conteste la diversité des sports pratiqués au Brunehall", a expliqué la conseillère. "Elle constitue au contraire une richesse pour notre commune. Il ne s'agit donc pas d'affirmer que le Brunehall repose sur la seule activité du basket. Mais cela ne doit pas empêcher de s'interroger sur les conséquences du départ des compétitions d'un de ses occupants importants. Le club occupe les installations toute la semaine, y organise ses rencontres le week- end et verse annuellement entre 12.000 et 15.000 euros de loyers à la Régie. Lors de l'ouverture du Brunehall 2 en 2024, il était annoncé que cette extension permettrait aux clubs et surtout au basket de rapatrier leurs activités sur un même site et que le basket bénéficierait notamment de la nouvelle salle pour y organiser ses rencontres. Deux ans plus tard, ces rencontres quittent Brunehaut", a-t-elle déploré.

Les interrogations de l'opposition portent sur plusieurs points : l'impact en termes d'occupation et de recettes, l'éventuelle perte d'attractivité du Brunehall ou encore les conséquences sur la politique sportive de la commune qui bénéficie pour le moment d'un label trois étoiles décerné par l'Adeps.

A ces questions, l'échevin en charge des sports, Charles Déséveaux (Les Engagés), a répondu de manière rassurante. "L'ensemble des matches du club de basket sur une année représente un revenu de location d'à peu près 1.800€", a-t-il calculé. "Et nous ne perdons pas cet argent puisque les plages horaires sont remises en location. Un mois après la mise en place de la nouvelle gestion de la buvette, on observe un regain d'intérêt de la part des clubs, une vraie dynamique et une bonne ambiance. Je n'ai aucune inquiétude quant à l'offre sportive, de nombreux clubs occupent les lieux et continuent à proposer leurs activités." Aucun risque, d'après l'échevin, concernant le label "commune sportive". Il a également indiqué avoir eu un contact récent avec le coordinateur de l'Adeps qui aurait à nouveau souligné l'excellence de la gestion du hall sportif. De nouveaux échanges très tendus entre les deux protagonistes ont émaillés cette discussion.


J.CR.