Fermeture de l'école de Béclers des Champs à Tournai : quel avenir pour les bâtiments ?
La ville de Tournai envisage de vendre la partie qui accueillait les classes mais souhaite conserver l’autre bâtiment pour soutenir la vie associative du village.
La fermeture de l'école de Béclers des Champs a de nouveau été débattue ce lundi soir au conseil communal de Tournai. Au-delà des regrets suscités par cette disparition, les échanges ont surtout porté sur l'avenir des bâtiments. La Ville envisage de vendre la partie qui accueillait les classes mais souhaite conserver l'autre bâtiment pour soutenir la vie associative du village.
L'école a fermé ses portes après plusieurs années durant lesquelles elle ne comptait plus suffisamment d'élèves pour répondre aux normes permettant son maintien. La Ville a finalement décidé de ne pas la maintenir ouverte à la rentrée 2026-2027.
Une fermeture regrettée et des bâtiments à réaffecter
À l'origine du débat, la conseillère communale Émeline Petit (PS) a une nouvelle fois déploré la fermeture de l'école. Elle a rappelé qu'un établissement scolaire joue souvent un rôle qui dépasse l'enseignement et participe à la vie et à l'attractivité d'un village. Elle s'est surtout inquiétée du devenir des bâtiments, notamment pour les associations qui y organisent encore des activités. "Sur Béclers, je pense par exemple à la fanfare qui s'inquiète de ne plus avoir de lieu de répétition."
Caroline Mitri (Ecolo), échevine en charge de la Stratégie immobilière, a précisé que le site était composé de deux bâtiments. La partie qui accueillait les classes pourrait être vendue. Elle a toutefois insisté sur le fait qu'aucune décision définitive n'avait encore été prise.
Le second bâtiment, qui comprend notamment le réfectoire, la cour et les locaux utilisés actuellement par la fanfare, pourrait en revanche conserver une vocation collective. Une rencontre est prévue avec la fanfare afin d'étudier les possibilités pour la suite. "Notre objectif, c'est de pouvoir continuer à soutenir les dynamiques de village", a expliqué Caroline Mitri.
Thierry Vandeghinste (Les Engagés) a lui aussi plaidé pour le maintien d'un lieu de rencontre dans cette partie de l'entité. Pour lui, la fermeture de l'école ne doit pas entraîner la disparition de la vie associative locale. "Sinon, on va tous devenir des villages dortoirs", a-t-il averti.
La polémique sur l'annonce de la fermeture refait surface
Le débat a également ravivé la polémique autour de la manière dont la fermeture avait été annoncée.
Natacha Duroisin (Les Engagés), échevine de l'Enseignement, a expliqué qu'elle souhaitait rencontrer elle-même les parents pour leur annoncer la décision, leur fournir les explications nécessaires et répondre à leurs questions. Elle regrette que l'information soit sortie dans la presse le matin même, quelques heures avant cette rencontre.
Émeline Petit a contesté cette présentation des faits, rappelant que les inquiétudes concernant l'avenir de l'école circulaient déjà auparavant et que des enseignants avaient, selon elle, eu connaissance de la fermeture par des canaux informels avant l'annonce officielle. Au-delà de cette polémique, le débat s'est toutefois recentré sur l'avenir du site, Natacha Duroisin défendant notamment l'idée qu'une partie des bâtiments puisse continuer à servir aux habitants et aux associations. Une piste qui doit encore être étudiée plus concrètement.
B.D.