Blaton : le permis de l'élevage Happy Dogs refusé, l'association GRIFF réclame sa fermeture

Blaton : le permis de l'élevage Happy Dogs refusé, l'association GRIFF réclame sa fermeture

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Blaton : le permis de l'élevage Happy Dogs refusé, l'association GRIFF réclame sa fermeture

Le ministre wallon de l'Environnement, Yves Coppieters, a refusé le permis d'environnement demandé pour l'élevage canin Happy Dogs, situé rue d'Ath à Blaton. L

Nouveau rebondissement dans le dossier de l'élevage Happy Dogs, exploité par Berria SRL à Blaton, dans l'entité de Bernissart. Selon les informations rapportées ce mercredi 4 novembre par L'Avenir, le ministre wallon de l'Environnement, Yves Coppieters, a refusé le permis d'environnement à l'issue du recours introduit par l'exploitant.

Les nuisances sonores et le manque d'encadrement des chiens figureraient parmi les éléments ayant motivé cette décision.

Pour l'association GRIFF, engagée dans la défense du bien-être animal, ce refus constitue une victoire après plusieurs années de mobilisation des riverains et des associations.

GRIFF demande des mesures concrètes

L'association estime toutefois que le refus du permis ne doit pas rester sans conséquence sur le terrain. Elle réclame une intervention des autorités compétentes pour mettre fin à toute activité non autorisée et garantir le bien-être des animaux présents dans l'établissement.

"Nous saluons la décision du ministre Coppieters. Nous demandons maintenant aux autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires à la fermeture de cet élevage, de préciser leur calendrier d'intervention et de garantir la protection ainsi que la prise en charge des chiens concernés", déclare Gaëtan Sgualdino, directeur de GRIFF.

À ce stade, aucun calendrier de fermeture ni aucune mesure concernant le devenir des chiens n'ont été précisés dans le communiqué de l'association.

Une critique de la réforme du bien-être animal

GRIFF profite également de cette décision pour interpeller le gouvernement wallon sur son projet de réforme du Code du bien-être animal.

Le texte porté par le ministre-président Adrien Dolimont prévoit notamment la création d'un statut de négociant en chiens et chats, soumis à un agrément préalable. Ce statut concernerait les opérateurs qui achètent, hébergent et commercialisent des animaux nés dans d'autres établissements.

L'association craint que cette reconnaissance ne contribue à maintenir un modèle commercial qu'elle juge favorable aux élevages intensifs et aux filières d'importation problématiques.

"Le projet de Code doit engager la Wallonie vers la disparition des élevages intensifs de chiens et de chats", insiste Gaëtan Sgualdino, qui réclame des exigences plus strictes, des contrôles et des sanctions effectives.

GRIFF annonce qu'elle restera attentive aux suites du dossier Happy Dogs, tant sur le plan administratif que sur celui de la protection des animaux.

Le refus du permis constitue une nouvelle étape dans ce dossier, mais ne permet pas, à lui seul, de confirmer la date ou les modalités d'une éventuelle fermeture de l'établissement.


J.C.