Mouscron : la réduction des horaires d'accueil du commissariat fait réagir l'opposition

Mouscron : la réduction des horaires d'accueil du commissariat fait réagir l'opposition

Mouscron
Mouscron : la réduction des horaires d'accueil du commissariat fait réagir l'opposition

Depuis le 1er octobre, il n'est plus possible de déposer une plainte non urgente durant la nuit au commissariat de Mouscron. Une réorganisation liée au manque d'effectifs policiers qui suscite des inquiétudes dans l'opposition. La bourgmestre Ann Cloet assure toutefois que les urgences restent prises en charge 24 heures sur 24.

Les nouveaux horaires d'accueil du commissariat de Mouscron ont été abordés lors du dernier conseil communal. La conseillère communale Fatima Ahallouch (PS) a interpellé la majorité sur cette décision, regrettant notamment que les élus en aient pris connaissance par la presse et les réseaux sociaux. "Nous ne pensons pas que supprimer l'accueil de nuit soit de nature à renforcer la sécurité, ni à réduire le sentiment d'insécurité", a-t-elle déclaré.

Depuis le 1er octobre, les plaintes non urgentes peuvent être déposées du lundi au vendredi de 8h à 20h et les week-ends et jours fériés de 8h à 18h. Auparavant, un policier était spécifiquement affecté à cette mission durant la nuit, entre 20h et 6h.

Attention toutefois, le commissariat ne ferme pas la nuit. Les situations urgentes continuent à être prises en charge immédiatement, 24 heures sur 24. C'est notamment le cas pour les violences intrafamiliales, les agressions sexuelles, les vols avec violence ou encore les cambriolages récents nécessitant une intervention policière.

En revanche, pour une plainte non urgente, comme une dégradation de véhicule découverte après les faits ou la perte de documents, les citoyens sont invités à attendre les horaires d'accueil.

Une réorganisation pour maintenir les patrouilles sur le terrain

Pour justifier cette décision, la bourgmestre Ann Cloet (Les Engagés) évoque les difficultés de recrutement rencontrées par la zone de police et la pression exercée sur les effectifs, particulièrement au sein du service intervention.

L'objectif est de réaffecter les policiers disponibles aux missions prioritaires, notamment aux patrouilles sur le terrain. Un nouveau groupe de policiers spécialement chargé de l'accueil et de la prise de plaintes a également été constitué.

Ces explications ne convainquent pas totalement Fatima Ahallouch. "Quelqu'un qui vit quelque chose de compliqué, ce n'est pas toujours évident de distinguer ce qui est urgent de ce qui ne l'est pas", a-t-elle souligné.

La conseillère communale s'interroge également sur le caractère temporaire ou définitif de cette réorganisation. Elle regrette par ailleurs la disparition du conseil de police, qui permettait selon elle un débat public sur les questions de sécurité.

En réponse, Ann Cloet a annoncé qu'une réunion consacrée à la sécurité serait organisée pour les conseillers communaux avant la fin de l'année. Un rapport sur le fonctionnement de la zone de police devra également être présenté chaque année au conseil communal.


R.R.