Enseignement communal à Tournai : un manque d'anticipation dénoncé par le PS

Enseignement communal à Tournai : un manque d'anticipation dénoncé par le PS

Tournai
Enseignement communal à Tournai : un manque d'anticipation dénoncé par le PS

Suite aux résultats du comptage scolaire du 30 septembre, la conseillère communale Emeline Petit (PS) appelle à un changement de cap politique.

Dans un communiqué de presse, le PS tournaisien explique que les résultats du comptage scolaire du 30 septembre confirment les inquiétudes exprimées par le parti depuis plusieurs mois. Le PS dénonce un manque d'anticipation, en précisant que la dénatalité dans l'enseignement est justement un phénomène qui peut être anticipé.

Les socialistes reprochent à l'Echevine de l'Enseignement un manque d'anticipation. "On ne peut pas fermer les yeux, vivre au rythme des comptages et se retrancher derrière les décisions politiques des niveaux de pouvoirs supérieurs, indique la conseillère communale Emeline Petit. On l'a vu avec Arthur Haulot, les membres de la majorité MR - Les Engagés - Ecolo n'ont pas été soutenus par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles MR - Les Engagés. Il est temps de prendre le problème à bras de corps. Ne rien faire reviendrait à accepter une dégradation progressive de la situation. L'anticipation est pourtant une nécessité lorsqu'il s'agit de défendre l'avenir de nos écoles et de ses enseignants".

Le PS poursuit en expliquant que les conséquences des décisions du Collège et principalement celles relatives à la fusion des écoles Arthur Haulot et Jean Noté, et à la non-anticipation, sont lourdes, avec six enseignants concernés et un réseau qui s'étiole. "On craint que la situation ne se dégrade encore davantage et ait un lourd impact sur le comptage de janvier prochain", déclare Emeline Petit.

Des pistes à explorer

Le PS tournaisien propose plusieurs pistes à développer pour redonner du sens et de l'attractivité à l'enseignement communal tournaisien : travailler sur une identité forte des écoles, assurer des parcours continus de la crèche à la maternelle et du primaire au secondaire, transformer les écoles (notamment des villages) en pôles de vie en ouvrant les bâtiments à d'autres activités, et saisir l'opportunité de repenser l'enseignement en diminuant notamment le nombre d'élèves maximum par classe.

"Une échevine de l'Enseignement ne peut pas être la voiture-balais qui accompagne simplement les écoles en difficulté vers la fermeture. En qualité de pouvoir organisateur, elle doit être la locomotive du système et emmener dans son sillage les directions, les enseignants, les parents et les élèves", conclut le PS.


L.C.